Qui ?
Julien Foussard qui vient de révéler sa nouvelle entreprise Oyst, lors du salon E-Commerce Paris.

Quoi ?
L’interview d’un serial-entrepreneur discret, qui, d’un coup d’un seul, veut s’attaquer au e-commerce, au paiement et à la publicité…

Comment ?

– Vous êtes un entrepreneur plutôt discret…

Beaucoup d’entrepreneurs du web sont encore invisibles… Nombreux sont les webmasters qui font beaucoup d’argent dans leur coin et vivent sous le radar. J’ai commencé il y a 10 ans, avec une animalerie en ligne : c’était ma première boite, j’ai fait plein d’erreur. Ensuite je me suis lancé dans l’hébergement de site web et les noms de domaine. Puis j’ai imaginé un concept sympa : les photocopies gratuites pour les étudiants dans les universités, en échange de publicité sur le verso… mais on a jamais pu entrer dans une seule université. Aujourd’hui je m’y prendrais autrement. Ensuite, je me suis lancé dans l’aide à la création et gestion d’entreprise, un business qui a explosé avec le statut d’auto-entrepreneur. C’est là que j’ai découvert le modèle de l’abonnement.

– Pourquoi tout miser sur l’abonnement ?

C’est un modèle magique ! En m’associant avec différents entrepreneurs, on a monté quatre start-up sur ce modèle, puis on a décidé de les rapprocher, pour mutualiser les fonctions centrales. Chacune est devenue une business unit de l’ensemble, et c’est comme cela qu’Iron est né. Au sein de cette structure, nous avons lancé l’ID Lab Marketing, qui permet de tester des dizaines d’idées chaque mois, en les confrontant avec le marché : dès que c’est rentable, on lance le produit pour de vrai. Nous ne nous interdisons absolument rien. Souvent nos intuitions sont totalement fausses et on est surpris par le succès de certaines idées. Toute notre croissance repose sur ce lab.

– Pourquoi avoir choisi de passer la main à la tête d’Iron ?

Pour lancer Oyst, car c’est un projet auquel je pensais très souvent, qui commençait à me passionner. Iron avait grossi, pour dépasser la centaine d’employés. Le challenge devenait différent, je n’étais pas forcément le meilleur pour la suite. Il y a des gens qui sont capables de faire croître des start-up de 1 à 100 salariés et d’autres pour la porter de 100 à 1000. J’aurais pu apprendre, mais on n’avait pas le temps, vu notre rythme de croissance.

– Oyst, c’est quoi ?

C’est une solution de one-clic shopping, activable depuis n’importe quelle publicité, que ce soit du display, du natif ou du social, à partir du moment où il y a un cookie. En un clic, l’internaute peut commander, ses données bancaires et de livraison sont pré-remplies.

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